Dans les coulisses du film MISS

Dans les coulisses du film MISS

Le film Miss, second long-métrage du réalisateur Ruben Alves, se penche sur l’histoire d’Alex, un jeune homme qui va réaliser son rêve d’enfance : concourir à l’élection de Miss France. Ovationné à l’issue de sa présentation en clôture du Festival de l’Alpe d’Huez, Miss est un événement-cinéma très attendu de la rentrée. Lors du tournage, Embryolisse accompagnait Valérie Thery-Hamel, la chef-maquilleuse du film. L’occasion de lui poser quelques questions… 

Le maquillage fait partie des étapes cruciales pour que le personnage d’Alex soit crédible « en fille » au cours de cette aventure. Pouvez-vous nous en parler ?

Le postulat de base du film, c’est que le spectateur sait qu’Alex est un garçon et qu’il  doit cacher cette identité pour aller au bout de son rêve. A partir de là, il s’agissait pour le réalisateur, Ruben Alves, de choisir un garçon naturellement androgyne. Il a trouvé la perle rare en la personne d’Alexandre Wetter avec son visage doux, sa bouche pulpeuse et son magnifique sourire féminin.

Puis très vite et très en amont du tournage, j’ai fait des essais avec Alexandre qui m’ont rassurée : j’ai vu qu’il suffisait d’un léger twist pour que la magie opère ! Un peu de faux-cils pour agrandir les yeux, un maquillage léger et de la poudre pour accentuer les pommettes, creuser les clavicules et le décolleté. En parallèle de ce travail, j’ai donné à Alexandre de quoi préparer sa peau : le Lait-Crème Concentré, un hydratant pour les lèvres, la gamme Embryolisse for Men (je savais que sa peau allait souffrir du rasage quotidien et minutieux) et le Soin Booster Cils et Sourcils pour les renforcer.

Enfin, la différence entre « Alex garçon » et « Alex fille », c’est l’attitude du personnage ! Lorsqu’il est garçon, Alex est rompu par son quotidien terne et caché sous une capuche. Il est beaucoup plus épanoui dès qu’il évolue en fille.

Film Miss Maquillage Embryolisse

Dans le film, on découvre que les Miss sont habillées à l’identique tout au long de la compétition (au centre d’entraînement, pendant le voyage…). Est-ce que le maquillage était le même pour toutes ?

Je n’ai fait que reproduire les conditions de travail des filles au cours de la réelle élection Miss France (rires). Tout au long de la compétition, elles se maquillent elles-mêmes. C’est ce que l’on voit notamment dans la très belle séquence des loges de l’élection Miss Ile-de-France dans le film. Ainsi, le résultat est naturel et reflète la personnalité de chacune comme n’importe quelle femme au quotidien. Pour le prime en revanche, on est sur un maquillage de show réalisé par mon équipe : les yeux et la bouche sont plus sophistiqués mais sans tomber dans une image de pin-up ni qu’il soit trop fort notamment pour convenir aux différentes tenues des défilés.

Un personnage, c’est d’abord un comédien, une comédienne, est-ce que vous composez avec leur personnalité et leurs habitudes en matière de maquillage ?

Alexandre avait la pression car c’était pour lui un premier rôle dans les 2 sens du terme. Il m’a fait une confiance absolue et a été très pro. Il a tout accepté : épilation, régime drastique et parfois jusqu’à 1 heure  et demi  de maquillage par jour… Avec les comédiennes (Isabelle Nanty, Pascale Arbillot, Stefi Celma…) plus chevronnées, je pars généralement du principe que ce sont elles qui se connaissent le mieux donc tout part d’un échange. Cependant, en grandes professionnelles, elles ont décidé que c’était moi qui détenais les clefs (tout comme la coiffure et les costumes) pour les faire entrer dans le personnage et se concentrer sur leur jeu.

Le cas de Thibault de Montalembert était plus particulier. Il interprète un travesti du bois de Boulogne : Lola,  un vrai personnage de composition ! Le maquillage était forcément plus appuyé. Pour le reste, il lui a créé tout un univers : il a acheté un parfum pour Lola, créé une playlist du goût de Lola, le tout pour mieux entrer dans son rôle et créer une transition entre le personnage et lui. Il a été extraordinaire et on s’est beaucoup amusé avec ce rôle !

Parlons soins! Quelle importance y accordez-vous dans la préparation des comédiens ?

Une belle peau, c’est la clef de tout et notamment de la photogénie. Les comédiennes en sont très conscientes. Evidemment, on est aidé par le chef-opérateur qui va chercher la meilleure lumière mais la préparation de la peau est une étape primordiale avant le maquillage. On peut toujours corriger à la palette graphique mais cela a un coût élevé, il faut l’éviter tant que possible.

Quels produits Embryolisse vous accompagnent dans votre « mallette » et en avez-vous découvert à l’occasion de ce tournage ?

Je connaissais bien le Lait-Crème Concentré que j’utilise moi-même : c’est un must ! J’ai beaucoup utilisé les anticernes mais aussi la BB et la CC Cream dont j’apprécie particulièrement le fini. Je les ai utilisés sur « Alex Garçon » mais aussi sur Miss Saint-Pierre et Miquelon (Baya Rehaz) et sur Miss Corse (Alexiane Torres). Enfin, bien sûr, la Poudre Compacte Bonne Mine sur les pommettes.

Quels  conseils pourriez-vous donner en matière de soin?

Respecter une hygiène de vie irréprochable pour recourir le moins possible à des subterfuges : une bonne alimentation, une bonne hydratation et pas de soleil sans haute protection… Ce sont les mêmes conseils que pour les comédiennes. Ce que je peux conseiller et que j’applique à la fin des journées de tournage sur les comédiens, c’est un « spa maison » : une serviette chauffée au cuit-vapeur imbibée d’essences essentielles de lavande ou de tea tree (en fonction de son type de peau) après le démaquillage. Ca détend, ça purifie la peau et lui permet de mieux apprécier les soins hydratants qu’on lui prodigue ensuite. En ce qui concerne les comédiens, ça représente un moment de détente après les journées et les aide à sortir en douceur de leur personnage.

Enfin, pouvez-vous nous parler de vous et la manière dont vous êtes arrivée au cinéma ?

Tout à fait par hasard ! Je me destinais à des études de gemmologie, d’arts appliqués. Je voulais intégrer l’école Olivier de Serre mais j’ai loupé mon bac ! Sachant que je voulais exercer un métier manuel et artistique au contact des autres, ma mère a trouvé une annonce pour l’école Chauveau qui enseigne les techniques du maquillage artistique. J’ai commencé par la mode, des clips pour enfin arriver sur un court-métrage alors que je n’avais aucune culture cinématographique. De fil en aiguille et malgré un projet avorté, j’ai rencontré Flore Thulliez, une directrice de la photographie avec qui je me suis très bien entendue. Elle m’a emmenée en tant que chef-maquilleuse sur un film d’Elie Chouraqui (le parrain d’Hugo Gélin, producteur du film Miss). C’était en 1990, il y a pile 30 ans. Et ce film s’appelait… Miss Missouri ! 

Propos recueillis par Marie Puricelli.

Film Miss - Embryolisse partenaire skincare

Découvrez la bande-annonce du Film : https://www.youtube.com/watch?v=AYu_9KXB0-8

Date de sortie salles: 21 Octobre 2020.
Co-produit par Zazi Films, Chapka Films, Marvelous Productions, France 2 Cinéma, et Belga Production.
Distribution: Warner Bros. France.

Photo : Julien Panié 
 © 2020 ZAZI FILMS – CHAPKA FILMS – FRANCE 2 CINEMA – MARVELOUS PRODUCTIONS


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