Rencontre avec Malka Braun, Chef-maquilleuse des Enfoirés

Rencontre avec Malka Braun, Chef-maquilleuse des Enfoirés - Magazine - embryolisse

Depuis l’édition 2020, Embryolisse a le plaisir d’être partenaire des concerts des Enfoirés.

Cette édition 2021 se présente de manière un peu particulière. Si l’émission a bien été filmée par TF1 en vue de sa diffusion sur la chaîne, le public n'était hélas pas au rendez-vous, mesures sanitaires obligent !

Ce partenariat nous a donné l’occasion de rencontrer Malka Braun qui est chef-maquilleuse aux côtés des nombreux artistes engagés. Elle-même est une fidèle parmi les fidèles dans ce combat pour les Restos du Cœur.

Bonjour Malka, puis-je vous demander comment et depuis quand vous êtes arrivée sur l’aventure des Enfoirés ?

MAlka Braun chef maquilleuse les Enfoires mais aussi cinéma

Je suis arrivée au métier de maquilleuse d’artistes par l’intermédiaire de ma sœur qui travaillait aux côtés d’une grande attachée de presse Tony Krantz. Cette dernière cherchait quelqu’un pour accompagner  Michel Polnareff pendant toute sa promotion. Ensuite, très vite, Alain Souchon cherchait aussi quelqu’un et Tony l’a orienté vers moi, cela fait 34 ans ! Puis qui dit Souchon dit Voulzy et de fil en aiguille, mais aussi grâce à des photographes, j’ai accompagné Eddy Mitchell, Renaud, Jean-Louis Aubert, Maxime le Forestier, Maurane, Liane Foly puis Zazie, Lorie… Autant dire des piliers des Enfoirés. A l’époque, ce n’était qu’une émission télévisée dont Marie Ober-Coen était maquilleuse, moi j’y allais pour accompagner mes artistes. Peu à peu l’émission s’est transformée en tournée dont je suis devenue chef-maquilleuse dès la première année !

Aujourd’hui, combien êtes-vous dans l’équipe maquillage et comment vous répartissez-vous les artistes ?

Nous sommes 3 les premiers jours et nous pouvons être 7 lorsque l’émission est filmée pour la diffusion sur TF1. Je me suis entourée de maquilleuses que je connaissais et qui étaient elles-mêmes attitrées à des artistes participants par exemple, la maquilleuse de Patrick Bruel ou encore celle de Garou. Nous sommes toujours la même équipe, c’est plus simple en termes d’organisation vu le rythme des soirées.

Est-ce que les différents passages nécessitent des maquillages différents ?

Le maquillage reste identique parce que  le rythme est effréné et ne nous laisse pas le temps  de démaquiller, remaquiller… les artistes font plusieurs passages et il peut y avoir des changements au cours de la soirée. En revanche, si un costume le nécessite, on ajoute des accessoires mais il faut que ce soit rapide car c’est du direct, il ne faut pas que ça marque. Et en plus, il ne faut pas que ça coûte cher aux Enfoirés. Donc quand Gad Elmaleh est  déguisé en mariée, je vais juste lui mettre du rouge à lèvres ! Ça m’est arrivé pour un tableau où tous les artistes étaient grimés en Charlot d’aller acheter des moustaches dans un magasin de farces et attrapes.

Pour en revenir au budget à respecter - car il s’agit d’une association - nous venons chacune avec notre matériel et les partenariats que nous mettons en place, notamment avec Embryolisse, nous permettent d’avoir beaucoup plus de confort dans notre travail avec les artistes !

Comment préparez-vous la création des maquillages pour les spectacles ?

Il n’y a pas de préparation, on arrive en début de semaine pour les spectacles. Ce n’est pas comme au cinéma où l’on travaille sur des personnages, là, on est avec les personnalités. Elles se connaissent, savent ce qu’elles veulent donc on va vers ce qu’elles aiment et comment elles ont envie de se voir ! Ça rejoint aussi ma vision du maquillage qui est de sublimer la personne et pas de la métamorphoser, à moins qu’un costume le nécessite absolument.

C’est comment la vie sur les sessions de concerts des Enfoirés ? Quelle est l’ambiance ?

On est un peu en colo, c’est une famille qui se retrouve chaque année, que ce soit l’équipe technique ou les artistes, on se connait tous très bien. C’est sympa, souvent le vendredi soir, l’équipe déco propose une soirée où l’on danse. Mais attention, on travaille énormément ! J’ai une admiration sans borne par exemple pour Charlotte Betaillole qui est la costumière des Enfoirés. Elle abat un travail phénoménal et toujours magnifique avec son équipe. Pour moi, c’est la meilleure costumière de Paris (Charlotte Betaillole est par ailleurs chef-costumière de cinéma). J’ai d’ailleurs eu la joie de collaborer avec elle sur la série Netflix La Révolution, mais aussi sur le film Divorce Club de Michael Youn avec Arnaud Ducret, deux autres artistes avec qui je travaille régulièrement.

Justement, vous êtes par ailleurs chef-maquilleuse sur des tournages de cinéma. Y’a-t-il une différence entre les 2 univers ?

Sur scène, on va plus forcer sur les yeux, éventuellement les reliefs du visage mais sans jamais aller jusqu’au contouring dont je ne suis pas fan ! Pour les photos et la captation, il faut faire « ressortir » les traits et les expressions mais sans jamais que ce soit outrancier, on n’est pas dans une comédie musicale ! (Malka a par ailleurs été maquilleuse sur Le Soldat rose, la comédie musicale à l’initiative de la famille Chédid).

Le cinéma, comment est-il venu ?

J’ai d‘abord participé à quelques projets en tant qu’assistante aux côtés du chef-maquilleur de cinéma Christophe Oliveira. Puis, après quelques années, grâce à … Jean-Louis Aubert ! Nous tournions un clip sous la direction de Stephan Archinard et François Prevôt-Leygonie. Ils m’ont ensuite rappelée pour être chef-maquilleuse sur le long-métrage de « Tout shuss » mais je n’avais pas pu y participer. Puis, quand pour leur projet suivant « Monsieur Je sais tout » j’avais des dates calées sur la tournée des vieilles Canailles aux côtés d’Eddy Mitchell, il a fini par me dire « Malka, il est temps que tu fasses du cinéma ». Il m’a donc laissée participer à cette aventure formidable où j’ai rencontré Arnaud Ducret dont je suis devenue la maquilleuse et avec qui je vis une très belle complicité ! 

Auriez-vous un « truc » en matière de maquillage à donner à nos lectrices ?

Une astuce que j’ai commencé à appliquer sur Les Enfoirés justement. C’était un soir dingue où j’ai dû maquiller 7 femmes en un temps record ! J’ai commencé à maquiller les yeux avant le teint et depuis, c’est ce que je fais toujours ! Les produits de maquillage sont souvent friables et peuvent laisser des dépôts sous les yeux. Donc si vous commencez par maquiller le regard, il sera plus simple de rectifier les petits défauts, et de gommer les chutes de matière, avec de la Lotion Micellaire Embryolisse par exemple, puis de passer au maquillage du teint.

Et côté mallette, quels produits Embryolisse affectionnez-vous particulièrement ?

Plusieurs notamment l’incontournable Lait-Crème Concentré, idéal pour préparer la peau des artistes avant les spectacles, le Lisseur Bonne Mine également avec sa texture légèrement nacrée. J’utilise aussi beaucoup l’Eau de Beauté Rosamélis, le Baume Douceur Lèvres, et enfin la nouveauté : le Fluide de Teint que j’ai utilisé dernièrement pour une séance photo avec mes deux filles jumelles (Esther et Salomé Braun) qui sont comédiennes !

Propos recueillis par Marie Puricelli
© photo Malka : Michel-Yves Kochmann


Newsletter

*En donnant votre accord, vous resterez régulièrement informé(e) des nouveautés et des promotions proposées par les Laboratoires Embryolisse. En aucun cas, ces informations ne seront cédées à des tiers. Votre adresse e-mail sera conservée pendant 3 ans à compter de votre dernier contact. Conformément à la Loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978 modifiée le 6 août 2004, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification ou de radiation des informations vous concernant en écrivant à Embryolisse - 16 rue Danton - 92137 Issy-les-Moulineaux Cedex.